Ma biographie

Je suis né en 1945 à Lodève dans l'Hérault. J'ai effectué des études d’ingénieur, assez brillantes, à l'Ecole Nationale Supérieure d'Electrochimie de Grenoble, terminées en 1967. J’écoutais alors l’émission radiophonique du Grand Orient de France, le dimanche matin, sur France-Culture.

En janvier 1968, à l’âge de 22 ans, j’ai demandé mon admission au Grand Orient de France, qui, le 25 juillet 1968, m’a envoyé une lettre positive et chaleureuse. L’admission n’a pas eu lieu. Le 15 mars 1969, M. Cavanhié, le responsable du Grand Orient chargé de mon dossier, m’a accusé de l’avoir menacé . Il a persuadé mes parents et a pris rendez-vous pour moi à une consultation de l’hôpital psychiatrique à la date du 1er avril. C’était un piège et je suis resté enfermé du 1er avril au 23 mai 1969, soit 53 jours pendant lesquels on m’a détruit totalement. On m’a obligé de subir dix séances d’électrochocs. Je suis sorti de l’hôpital malade, inapte à tout travail et programmé pour le suicide.


En 1972, j’ai écrit mon témoignage sous le titre FRATERNITE. Il pose deux questions importantes : les crimes des associations initiatiques et le suicide des jeunes.

A partir du 27 février 1974, j’ai demandé à Libération, au Canard Enchaîné puis à toute la presse française, de parler des méfaits, des crimes du Grand Orient de France et des suicides pouvant en découler. La censure a été totale. Depuis plus de trente ans, depuis le 27 février 1974, les journalistes français pratiquent, à mon égard, la lâcheté, la censure, la soumission au pouvoir politique, la malhonnêteté.

Plusieurs fois, j’ai touché au but, mais le pouvoir politique a mis son veto. Ainsi, le 5 mars 1975, Henri Deligny alias Hervé Terrace, du Canard Enchaîné, a reconnu dans une lettre qu’il s’agissait de CHOSES GRAVES, mais le pouvoir politique a reculé. Le Canard n’en a pas parlé, Henri Deligny a été licencié.

Depuis 1974, j’ai renouvelé ma demande des centaines de fois, à toute la presse française, aux partis politiques de gauche, d’extrême gauche, aux syndicats ouvriers [j’ai même pris la carte de la CFDT, c’était l’époque où Edmond Maire régnait sur ce syndicat et nous racontait ses balivernes sur l’autogestion] et aux associations 1901, dont la prétendue Ligue des droits de l’homme, Amnesty International, Reporters sans frontières, etc... Partout, le black-out. Partout, la même attitude française, infiniment cruelle, lâche et malhonnête : la non-réponse.

Depuis 1968, ma vie n’est que souffrance. Je suis enterré vivant. Impossible de normaliser ma vie, impossible de me marier et d’avoir des enfants comme tout le monde. Pas de vacances, pas de voyages, une survie difficile dans le malheur et la solitude. Le cinéaste Jacques Rouffio a décrit les violences qui me sont imposées dans son film "Sept morts sur ordonnance", histoire vraie, mon histoire. Ces violences ont pour but le suicide.

Le 5 avril 1983, j’ai demandé au préfet de l’Hérault de m’enlever la nationalité française et mes prétendus droits civiques. Il m’a répondu, le 22 avril 1983, que ce n’était pas possible.

En 1994, avec l’aide de l’avocate Me Corinne Vaillant, j’ai introduit une action devant le Tribunal Administratif de Montpellier pour que mon internement soit reconnu illégal. Le T.A. m’a donné tort, mais en 2002 la Cour Administrative d’Appel de Marseille m’a donné raison. Malgré cette victoire devant la C.A.A., la presse n’a pas ouvert le dossier des méfaits ou des crimes du Grand Orient de France.

A partir de 1995, avec l’aide de René Loyen, président du Groupe Information Asiles, je me suis adressé au Président de la République M. Chirac, plus tard à M. Jospin, puis à tous les deux, pour dénoncer :
1) les crimes des associations initiatiques ; le secret dont elles s’entourent.
Que deviennent les candidats refusés par la franc-maçonnerie ? Certains ne se sont-ils pas suicidés, ou n’ont-ils pas été poussés au suicide - comme dans le film de Jacques Rouffio « Sept morts sur ordonnance » ?
2) et donc le suicide des jeunes en relation avec ces associations.
MM. Chirac et Jospin ont appliqué la méthode française : le black-out, la non-réponse. M. Chirac a reçu 12 lettres recommandées avec A.R. contenant des enveloppes réponse, M. Jospin en a reçu 14. Ils n’ont pas répondu. Les méfaits des associations initiatiques et le suicide des jeunes ne les gênent pas.
Comment est-il possible que des questions aussi graves, les méfaits d’associations occultes entraînant des suicides de jeunes, se heurtent à un black-out de toute la presse, de tous les partis politiques, de tous les syndicats, de toutes les associations 1901, et ne procurent à la victime que la répression et la mort ?

Le 22 juillet 1976, je me suis adressé à la Ligue des droits de l’homme. La chef du service juridique, Madeleine Libmann, m’a répondu négativement.
A nouveau, le 6 juin 1995, je me suis adressé à la Ligue des droits de l’homme. Réponse négative. Le 24 juillet 95, j’ai demandé une réponse signée Henri Leclerc et l’ai obtenue le 28 juillet 95. Henri Leclerc écrit : «...compte tenu... que des procédures sont actuellement en cours, la Ligue des droits de l’homme ne saurait intervenir dans votre affaire... » Ainsi, la Ligue des droits de l’homme est subordonnée aux procédures en cours, c'est à dire elle est subordonnée au ministre de la justice et à l’état français. C’est une attitude inqualifiable, lâche, en contradiction avec celle qu’elle eut lors de l’affaire Dreyfus. C’est une attitude inqualifiable, criminelle à l’égard de la jeunesse victime des sectes et associations initiatiques.
Le 6 janvier 2003, je me suis adressé à Maître Tubiana, président de la L.D.H. Il n’a pas répondu. J’ai renouvelé ma demande le 23 avril 2003 à Tubiana et Mme Rebérioux en joignant des enveloppes-réponse. Plusieurs personnes se sont associées à moi pour demander une réponse : Mme D’Esposito, Mme Loyen, M. Bernardet. Lâchement, Tubiana et Mme Rebérioux n’ont pas répondu. Le 26 mai 2003, M. Olivier Colman, trésorier de l’AFCAP, Association Française contre l’abus psychiatrique, a écrit pour moi à Tubiana, qui n’a pas répondu. Pour moi, la prétendue Ligue des droits de l’homme est une association infiniment lâche et infiniment criminelle. Depuis 27 ans, la prétendue Ligue des droits de l’homme m’abandonne à la censure et à la mort, elle est complice des méfaits et des crimes du Grand Orient de France.

Le président actuel du Groupe Information Asiles s’appelle André Bitton. Au téléphone, il m’a dit que, en tant que Juif, il n’appréciait pas ma lettre à M. Tubiana. Il m’a écrit le 26 avril 2003, m'envoyant les statuts du Groupe Information Asiles et m'informant que cette association n'a pas pour objet de s'associer à des polémiques visant le Grand Orient de France et la Ligue des droits de l'homme vue comme une association criminelle. Dès la réception de cette lettre, j’ai pris contact avec des amis musulmans. Le 3 mai 2003, à la mosquée de Lodève, je suis devenu musulman.

Quelques petits journaux ont diffusé de rares articles sur mon affaire. Ové Magazine en décembre 2002 et surtout, le 10 février 2003, l’hebdomadaire Marianne, a publié un article, validant mes affirmations mais manquant de courage, ne citant même pas le nom du Grand Orient de France. A partir du mois de juin 2004, le journal RACINES d'outre med m'a consacré plusieurs articles.

Le problème reste : atteindre l’opinion publique.

La censure et la répression de plus de trente ans concernant des CHOSES GRAVES remettent en cause toutes les « valeurs républicaines », elles montrent le mensonge infini de la prétendue démocratie, elles nient toute civilisation, elle sont un acte de pure barbarie. Elles ravalent la France au niveau d’une république bananière .

« Mon » pays, la France, m’enterre vivant, c’est un pays cannibale qui commet des atrocités à mon égard depuis janvier 1968, depuis plus de trente sept ans. Une censure de trente ans concernant des CHOSES GRAVES, moyen provisoire de me faire taire, implique la mort, seul moyen définitif de me réduire au silence.

Je fais appel à vous pour moi-même et pour la protection de la jeunesse dans l’hexagone, je dénonce les suicides de jeunes causés par des mouvements initiatiques.

Je fais appel à vous pour m’aider à atteindre l’opinion publique à propos de CHOSES GRAVES, pour faire respecter mon droit d’expression violé depuis plus de trente ans par la France, ou pour m’aider de toute autre façon. « Ma liberté d’expression est constitutionnellement garantie, comme à tout citoyen européen. » Je suis optimiste à cause du résultat obtenu devant la Cour administrative d’appel de Marseille.


 

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